Rating climatique placements mobiliers

Remarque : ceci sont les nouveaux critères 2022-2023 de l’Alliance Climatique (publiés fin janvier 2022). Ainsi, nous adaptons le rating à la rigueur accrue nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques de l’Accord de Paris – 1,5°C au plus tard 2050. L’étalon-or mondial pour la trajectoire de décarbonisation vers le zéro net si possible en 2040 est constitué par les dispositions les plus avancées actuelles du Target Setting Protocol der UN convened Net Zero Asset Owners Alliance. Les «UN Sustainable Development Goals» (Agenda 2030) sont également décisifs pour la durabilité.

Principes :

  • L’Alliance Climatique évalue en matière de placements mobiliers (actions, obligations, placements alternatifs, infrastructure) les émissions actuelles et futures de gaz à effet de serre financées en combinaison avec la qualité ESG (Environmental, Social, Governance) des entreprises. Avant tout avec leurs portefeuilles de titres étrangers conventionnels à forte empreinte CO2eq et à faible qualité ESG, les institutions de prévoyance disposent à la fois d’un fort levier de durabilité et d’un levier climatique.
  • Avec un poids de 30%, nous incluons les activités ESG et climatiques de la prise d’influence des actionnaires («Investor’s Engagement», exercice des droits de vote; à l’étranger et en Suisse). L’évolution réjouissante des 3-4 dernières années a montré qu’il s’agit d’un levier important pour l’efficacité climatique et ESG. La combinaison de l’engagement propre et d’un engagement efficace des gestionnaires de fortune a un effet supplémentaire.
  • Nous attribuons un «orange» aux mesures de décarbonisation suffisantes. Nous comptons de façon pondérée – le cas échéant en combinaison avec des activités dans le domaine de la prise d’influence des actionnaires : d’une part, l’exclusion ou la sous-pondération de l’extraction de charbon, de pétrole et de gaz fossile, de l’électricité produite à partir de charbon et de gaz fossile ainsi que ainsi que des secteurs présentant une incompatibilité ESG évidente et des titres de qualité ESG «Worst-in-Class», d’autre part, la surpondération des industries ESG et climatiquement positives ainsi qu’un investissement d’impact significatif dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique ou la justice climatique (adaptation au climat, microfinance). Une perspective de décarbonisation est perceptible, qui semble potentiellement compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat et les «UN Sustainable Development Goals» (Agenda 2030).
  • La notation «vert clair» repose sur la constatation de l’ampleur de la décarbonisation et de l’augmentation de la qualité ESG, qui peut être facilement atteinte dans le cadre de la loi et des conditions du marché dans le champ des gestionnaires de fortune, y compris pour les institutions avec un petit volume d’investissement. Les caisses de pension «Good Practice» montrent à la partie retardée du secteur les voies pratiques pour une trajectoire de décarbonisation compatible avec l’Accord de Paris – max. 1,5°C d’ici 2050 au plus tard, ainsi que pour la réalisation des «Sustainable Development Goals».
  • Nous attribuons un «vert» aux visionnaires qui, pour toutes leurs catégories de placements mobiliers, y compris les placements alternatifs (private equity, private debt, infrastructure, matières premières, hedge funds, autres),  n’investissent que dans des activités écologiquement durables ainsi que socialement et éthiquement justifiables – ou poursuivent une stratégie de réorientation progressive et tranchante vers cet objectif.  Elles réduisent massivement leur univers d’investissement et/ou restructurent très fortement leurs portefeuilles, et se concentrent en revanche sur les effets positifs sur la société, l’environnement, le climat et la biodiversité. Ainsi, elles promeuvent uniquement les secteurs économiques qui ne sont pas les moteurs du réchauffement climatique, mais qui proposent des solutions pour une économie zéro-net, pour le respect des limites planétaire et pour la justice climatique. Elles s’inscrivent ainsi dans une trajectoire de décarbonisation de max. 1,5°C bien avant 2050, compatible avec l’Accord de Paris, et soutiennent déjà aujourd’hui les objectifs pertinents des «UN Sustainable Development Goals» au maximum.

Tendance :

  • Nous évaluons sous «Tendance» (période 2020-2022) les mesures préparatoires en ligne avec nos «Recommandations pour la compatibilité climatique des investissements mobiliers – Le plan en 7 points pour les caisses de pension», susceptibles d’initier une trajectoire de décarbonisation avec augmentation de la qualité ESG.
  • Les activités positives en matière d’ESG et de climat dans le domaine de la prise d’influence des actionnaires («Investor’s Engagement», exercice des droits de vote) sont particulièrement importantes.
  • Les stratégies ESG et climatiques avec des plans, des objectifs et du reporting contraignants ou les étapes déjà réalisées de décarbonisation et de qualité ESG améliorée sont également prises en compte dans la mesure de leur pertinence.
  • Enfin, nous reconnaissons également l’adhesion à des associations pour la durabilité.

Portefeuilles immobiliers :

  • En janvier 2023, nous avons lancé la version de consultation de notre nouveau rating immobilier séparé.

Mise à jour :

  • En échange avec les caisses de pension, nous traçons l’évolution vers la compatibilité climatique et la durabilité intégrale en actualisant périodiquement les fiches et, au fur et à mesure des progrès, les classifications.
  • Ces critères réajustés sont valables jusqu’à mi 2024 au moins. L’Alliance climatique se réserve le droit de les adapter ensuite à la plus grande rigueur nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques de l’Accord de Paris (1,5°C avec zéro-net bien avant 2050).

Rouge : néfaste au climat

L’institution de prévoyance :

  • n’est pas transparente – elle ne maintient pas un site web avec suffisamment d’informations et/ou s’évade de répondre aux questions de l’Alliance climatique,
  • ou elle est transparente mais actuellement pas climat-compatible dans le sens où elle a pris des premier pas suffisants vers la décarbonisation.

Conditions pour l’amélioration du classement sont la publication ou la mise à disposition de premiers résultats d’une décarbonisation et amélioration de la qualité ESG fondée sur une réallocation suffisamment pertinente du portefeuille mobilier conformément aux critères ci-dessous pour «orange».

Sont notamment insuffisants pour un reclassement :

  • Principes vagues, déclarations d’intention ou approches marginales pour une politique de placement durable sans premières mesures prises selon les critères «orange» ci-dessous.
  • Activités isolées dans l’«Investor’s Engagement»; celles-ci sont certes appréciées, mais des étapes suffisantes de décarbonisation sont nécessaires en parallèle.

Une régression au rouge a lieu lorsque les conditions suivantes pour l’«orange» ne sont plus remplies en raison des critères plus stricts. En particulier, la limitation aux seules exclusions d’entreprises d’extraction de charbon et/ou d’électricité à base de charbon en est la raison.

Orange : premières mesures prises

L’institution de prévoyance a pris un départ sur une voie de décarbonisation et d’augmentation de la qualité ESG du portefeuille mobilier avec une ou plusieurs des mesures suivantes publiées – ou mises à la disposition de l’Alliance climatique pour publication; nous additionnons les parts pondérées en fonction de la pertinence et du degré de réalisation :

  • Exclusion d’au moins des producteurs de charbon et d’électricité au charbon (pour chaque part si > 10% du chiffre d’affaires) des actions et des obligations,
  • «Impact Investing» dans les énergies renouvelables ou dans des industries équivalentes au niveau ESG à une échelle substantielle par rapport à la moyenne du marché de 5% des actifs.
  • Décarbonisation substantielle de trois cinquièmes de tous les portefeuilles mobiliers, pondérés en volume (actions, obligations, placements alternatifs, infrastructures), qui reste toutefois inférieure à 30% de réduction de l’intensité en CO2eq par rapport à la moyenne du marché mondial, documentée par la mesure de l’intensité en CO2eq (au moins sur la base des Scopes 1, 2, de préférence aussi avec le Scope 3) ; pour les institutions dont le volume de placement est < 5 milliards, la classification peut également être basée sur des évidences.
  • Engagement à atteindre un objectif d’amélioration supérieur à la moyenne avec une décarbonisation fortement liée au climat de 40% ou plus par rapport à la moyenne mondiale sur trois cinquièmes de tous les portefeuilles mobiliers (actions, obligations, placements alternatifs, infrastructures) au cours des cinq prochaines années, et/ou engagement à atteindre l’objectif zéro net au plus tard en 2050 avec des objectifs intermédiaires appropriés, par exemple en 2025 et/ou 2030.
  • Incorporation d’un mécanisme d’intégration ESG et climatique dans le processus de sélection des entreprises du type «Best-in-Class» ou «Low Carbon» sur trois cinquièmes de l’ensemble des titres (actions, obligations, placements alternatifs, infrastructures) qui, sur la base d’une évaluation fondée sur des évidences, entraînera de toute probabilité une décarbonisation fortement pertinente pour le climat d’au moins 50% d’émissions de CO2eq par rapport à la situation actuelle au cours des cinq prochaines années.

Nous additionnons séparément, mais avec un poids de 30% maximum, l’une ou les deux mesures suivantes pondérées en fonction de leur pertinence ; en cas de conformité complète, cela aboutit à «orange» si le paquet de critères «décarbonisation» susmentionné n’est satisfait qu’à 70% :

  • «Investor’s Engagement» en Suisse et à l’étranger via Ethos ou équivalent ayant un impact ESG et climatique avéré ; pour un volume d’investissement < 5 milliards, nous reconnaissons l'«Investor's Engagement» avec preuve d'efficacité en Suisse uniquement.
  • Exercice concordant des droits de vote en Suisse et à l’étranger via Ethos ou équivalent.

Vert clair : Good Practice

L’institution de prévoyance durable «Good Practice» répond à la plus grande majorité des critères suivants :

  • Une stratégie de développement durable et/ou climatique systématique de «Good Practice» et suffisamment documentée en public est établie et déjà largement mise en œuvre ; pour un volume de placement < 5 milliards, il suffit de nous communiquer pour publication les mesures pratiques mises en œuvre.
  • La mise en œuvre repose sur une sélection et/ou une sous-/surpondération systématique des secteurs et/ou des entreprises sur la base de critères ESG stricts et d’un filtre d’impact climatique rigoureux.
  • Celle-ci a ainsi abouti à une décarbonisation du portefeuille de titres supérieure à la moyenne, qui continuera à progresser dans un avenir proche, notamment en excluant/sous-pondérant les énergies fossiles et en privilégiant les secteurs/entreprises à faibles émissions et à impact climatique positif.
  • Concrètement, l’ampleur actuelle de la décarbonisation par rapport au benchmark pondéré du marché mondial est d’au moins 30% et concerne au minimum quatre cinquièmes des titres, pondérés en volume (actions, obligations, placements alternatifs, infrastructures).
  • La trajectoire de réduction comprend une préférence globale pour les investissements verts avérés ou du type «ESG Impact Investment» p.ex. dans les énergies renouvelables ou les «Green Bonds» suisses.
  • Pour les volumes de placement > 5 milliards, nous attendons un reporting suffisant avec une analyse de l’intensité CO2eq (Scope 1, 2, et de préférence aussi Scope 3).
  • Pour les volumes de placement < 5 milliards, des informations permettant une évaluation basée sur des évidences suffisent, par exemple sur l'identité des indices ESG appliqués par classe d'actifs définie ou la publication de données des gestionnaires de fortune.
  • La trajectoire de réduction peut être considérée comme étant en ligne avec l’Accord de Paris – 1,5°C maximum d’ici 2050 : il existe une documentation compréhensible – publiée ou qui nous a été transmise – selon laquelle il est très probable qu’une intensité CO2 inférieure d’au moins 40% à celle du benchmark du marché mondial actuellement affiché puisse être atteinte ou dépassée dans les années à venir – ou qu’un impact climatique positif équivalent puisse être obtenu sur la base d’une grandeur de mesure comparable. Nous reconnaissons également l’engagement à atteindre l’objectif zéro net au plus tard en 2050, avec des objectifs intermédiaires alignés sur le Target Setting Protocol de la Net Zero Asset Owners Alliance.

Nous additionnons séparément, mais avec un poids de 30% maximum, l’une ou les deux mesures suivantes pondérées en fonction de leur pertinence ; en cas de conformité complète, cela aboutit à «vert clair» si le paquet de critères «décarbonisation» susmentionné n’est satisfait qu’à 70% :

  • «Investor’s Engagement» en Suisse et à l’étranger via Ethos ou équivalent ayant un impact ESG et climatique avéré ; pour un volume d’investissement < 5 milliards, nous reconnaissons l'«Investor's Engagement» avec preuve d'efficacité en Suisse uniquement.
  • Exercice concordant des droits de vote en Suisse et à l’étranger via Ethos ou équivalent.

 

Vert : visionnaire

L’institution de prévoyance visionnaire répond, en plus de toutes les conditions de «Good Practice» susmentionnées, aux critères suivants. Le degré de conformité devrait chaque fois être maximisé, mais rester dans le cadre de ce qui est raisonnablement possible :

  • Sont exclues par principe les entreprises ayant des activités directes dans la fabrication d’armes nucléaires et conventionnelles ainsi que de matériel de guerre, tout comme les entreprises qui violent systématiquement les principes du UN Global Compact.
  • Au sein de l’univers qui reste investissable, les entreprises qui intègrent une trajectoire de décarbonisation compatible avec l’objectif «Paris 1,5°C zéro net» sont sélectionnées ou sous-/surpondérées en fonction de leur degré d’alignement. Les portefeuilles peuvent aussi être construits selon une approche «Best-in-Class» stricte avec exclusion des titres «Worst-in-Class» – ou sur la base d’un «Best-in-Class Tilt» (sous-/surpondération); le principe «Best-in-Service» d’Inrate, qui garantit implicitement aussi le «Paris 1,5°C alignement» est à cet égard exemplaire.
  • La fortune mobilière est en outre investie en corrélation substantielle avec la plupart des UN Sustainable Development Goals pertinents dans des secteurs – et, au sein de ces secteurs, dans des entreprises – qui sont durables sur le plan environnemental et acceptables sur le plan social et éthique.
  • Cela nécessite une stratégie de réduction progressive et tranchante des titres investissables ou une intervention équivalente et massive par le biais de sous-pondérations et de surpondérations qui réduisent l’exposition dans la mesure du «misalignment» des entreprises avec leurs activités et leurs chaînes d’approvisionnement par rapport à l’objectif «Paris 1,5°C zéro net»  et aux UN Sustainable Development Goals pertinents.
  • Un indicateur de poids est la vitesse de réorientation des modèles économiques des entreprises suite à l’engagement des Asset Owners, comme la réponse des entreprises cibles de la Climate Action 100+ et de la Nature Action 100, ainsi que la crédibilité de leur trajectoire de décarbonisation («1.5°C-Alignment») dans le cadre de leur participation à la Science Based Targets Initiative.
  • Ainsi, non seulement les entreprises, et les secteurs économiques qui ne montrent pas de trajectoire de réduction compatible avec 1,5°C de leur forte intensité en CO2eq et de leurs émissions absolues (comprenant les émissions directes de gaz à effet de serre Scope 1 et les achats d’énergie Scope 2) sont largement exclus, mais aussi et surtout ceux dont la chaîne d’approvisionnement (matières premières et produits) génère des émissions particulièrement élevées du Scope 3 en amont et en aval.
  • De manière fondamentale, une trajectoire existe pour la réduction décisive du nombre d’entreprises qui n’affichent pas d’objectifs ou pas d’objectifs crédibles dans le domaine d’impact de la Science Based Targets Initiative. Il en va de même pour les entreprises des secteurs cibles de Nature Action 100, comme la production et la vente de viande et de produits laitiers, la production forestière et le papier, la chimie et l’agrochimie, les métaux et l’exploitation minière, dont les activités n’évoluent pas positivement conformément aux attentes en matière de protection et de restauration de la nature et des écosystèmes.
  • Non seulement les actions et les obligations d’entreprises, mais aussi les obligations d’État et les placements alternatifs (private equity, private debt, infrastructure, matières premières, or, hedge funds, autres) sont investis sur une trajectoire de mise en conformité avec ces critères stricts de durabilité; pour toutes ces classes d’actifs traditionnelles et alternatives, une trajectoire existe vers le «Paris-1.5°C-Alignment», correspondant à l’objectif de vouloir atteindre une «Implied Temperature Rise» prouvée ou évidente (pour un volume de placement < 1 milliard de CHF) de 1.5°C au maximum.
  • Sur l’axe du Investor’s Engagement («Active Ownership»), la caisse de pension s’aligne le mieux possible sur les dispositions les plus avancées du Target Setting Protocol de l’UN convened Net Zero Asset Owners Alliance. En tant que «Asset Owner», elle est de préférence directement affiliée à une association existante ou à un prestataire de services. Idéalement, elle fait appel en grande partie à des gestionnaires d’actifs dont l’efficacité de l’engagement est prouvée, en particulier pour les titres étrangers, et maximise ainsi l’impact de sa prise d’influence.
  • Les activités et institutions ayant un impact positif sur l’économie réelle, la société, l’environnement, le climat et la biodiversité sont privilégiées : dans le domaine des énergies renouvelables, de l’agriculture et de la sylviculture écologiques, de la construction écologique, de la mise en place et de l’entretien d’infrastructures nécessaires à un mode de vie écologiquement durable, des services de santé et de besoins quotidiens dans le cadre de ce qui est écologiquement et socialement acceptable, de la justice climatique, de l’adaptation au climat dans le Sud global, de la microfinance dans le cadre des «Sustainable Development Goals».
  • La part du «Sustainable and Green Impact Generating Investing» par rapport aux meilleures normes mondiales disponibles représente au minimum 6% des actifs. Les lignes directrices sont les «Five Dimensions of Impact» de l’Impact Management Project, sur Impact Frontiers. Ils ont été largement mis en œuvre par le Global Impact Investing Network (GIIN) et complétés par sa taxonomie IRIS+ des activités positives éligibles.
  • Ainsi, dans l’ensemble, les visionnaires s’engagent sur la trajectoire zéro net bien avant 2050, pratiquent l’«Impact Generating Investing» à effet maximisé, promeuvent la justice climatique et le respect des limites planétaires.
  • Pour un volume de placement > 1 milliards de CHF : Dans le cas des obligations d’État, peuvent être investis uniquement les pays et les institutions paraétatiques qui, dans les domaines où ils ont une influence et un contrôle, sont alignés au mieux sur une trajectoire «Paris 1.5°C conforme» en tenant compte du Climate Change PerformanceIndex, sur les droits humains fondamentaux et sur la meilleure capacité à atteindre les UN Sustainable Development Goals; un autre indicateur possible est l’intensité de CO2, mesurée en intensité de CO2eq par habitant.
  • Pour un volume de placement > 1 milliards de CHF : Un propre «Investor’s Engagement» en tant que «Asset Owner» à l’étranger et en Suisse est éxigée.
  • Pour un volume de placement > 5 milliards de CHF : Un propre proxy voting efficace sur le plan ESG et climatique pour les actions en Suisse et à l’étranger est une condition, ou alors les gestionnaires d’actifs de toutes les actions garantissent de manière démontrable des votes qui correspondent aux normes et aux notations mondiales les plus élevées.

Tendances

Le comportement d’investissement des caisses de pension est crucial pour la politique climatique de la Suisse et de sa contribution aux «Sustainable Development Goals». Elles sont responsables devant le grand public – la société civile et les politiciens – du degré de responsabilité qu’elles assument pour la contribution de la Suisse à ces objectifs planétaires.

Par conséquent, si l’institution ne dispose pas d’un site web contenant des informations suffisantes sur sa politique d’investissement, et/ou s’évade de répondre aux deman-des de l’Alliance climatique pour la révélation nécessaires pour le processus de rating, la classification est la suivante : dans l`obscurité.

L’Alliance climatique applique désormais ce critère à la présente période d’évaluation 2020-2023. L’institution de prévoyance est en retard suite à la plus grande rigueur des critères du rating nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques de l’Accord de Paris et des «Sustainable Development Goals».

Par exemple :

  • elle ne répond plus aux critères du rating nouvellement adaptés pour «orange» et «vert»,
  • elle n’a pas du tout commencé à bouger, ou seulement de manière rudimentaire,
  • elle n’a pas encore publié de politique de durabilité sur son site web (conformément aux Recommandations, étape 1),
  • ou elle a, oui, adopté des principes de durabilité, mais n’a pas encore ajouté la dimension de la compatibilité climatique (Recommandations, étape 2),
  • et/ou elle est pour l’instant seulement devenue membre d’associations pour la durabilité (Recommandations, étape 3).

Au cours de la période d’observation, l’institution de prévoyance a certes pris des premières mesures qui préparent son chemin vers l’augmentation de la qualité ESG et de la compatibilité climatique, mais il manque des étapes pratiques dans une mesure significative.

Par exemple, elle se limite à ce qui suit :

  • elle a ajouté la dimension de la compatibilité climatique à ses principes de durabilité – sous forme écrite ou factuelle (Recommandations, étape 2),
  • elle est membre d’associations pour la durabilité (Recommandations, étape 3),
  • et/ou elle a pris des mesures pratiques pour l’«Investor’ sEngagement» (Recommandations, étape 5),
  • et/ou elle est seulement en train de réaliser un travail de base pour planifier une décarbonisation du portefeuille avec amélioration de la qualité ESG (Recommandationss, étapes 4 et 7),

ou bien :

  • de la part de ses gestionnaires d’actifs, des premiers pas vers la décarbonisation sur un ou plusieurs produits financiers standards ont été faits sans sa propre implication – mais elle n’a elle-même pris aucune initiative d’action (Recommandations, étape 4).

Au cours de la période considérée, la caisse de pension a pris de premières mesures qui l’ont fait progresser sur la voie vers la compatibilité climatique et l’amélioration de la qualité ESG, ou bien, au cours de cette période, elle a fait quelques pas supplémentaires sur une voie compatible avec l’Accord de Paris.

Par exemple, elle satisfait à quelques-uns des points suivants :

  • elle applique des principes de durabilité qui incluent la dimension de la compatibilité climatique à ses principes de durabilité – sous forme écrite ou factuelle (Recommandations, étape 2),
    et elle est membre d’ plusieurs associations pour la durabilité (Recommandations, étape 3),
  • et/ou elle a pris des mesures pratiques pour l’«Investor’ sEngagement» (Recommandations, étape 5),et/ou elle prévoit de mesurer l’empreinte carbone et/ou de réaliser une analyse de scénario climatique (Recommandations, étape 6),
  • et/ou elle est en train de réaliser un travail de base pour planifier et mettre en oeuvre la décarbonisation avec amélioration de la qualité ESG du portefeuille (Recommandations, étapes 4 et 7), ou a procédé à certains ajustements de son portefeuille, mais qui restent marginaux (Recommandations, étape 4).

Cependant, des étapes pratiques initiales documentées, plus que marginales, ou des étapes ultérieures de décarbonisation des portefeuilles avec amélioration de la qualité ESG font encore défaut (Recommandations, étapes 4 et 7).

Au cours de la période considérée, la caisse de pension a pris un certain nombre de mesures qui l’ont fait progresser sur la voie vers la compatibilité climatique et l’amélioration de la qualité ESG, ou bien, au cours de cette période, elle a fait plusieurs pas supplémentaires sur une voie compatible avec l’Accord de Paris.

Par exemple, elle satisfait à plusieurs des points suivants :

  • elle a réalisé une première étape d’une décarbonisation du portefeuille (Recommandations, étape 4),
  • et/ou elle applique des principes de durabilité qui incluent la dimension de la compatibilité climatique de manière explicite (Recommandations, étape 2),
  • et elle est membre de plusieurs associations pour la durabilité (Recommandations, étape 3),
  • et/ou elle a pris des mesures pratiques pour l’«Investor’ sEngagement» (Recommandations, étape 5), et documente leur contenu et leurs résultats,
  • et/ou elle prévoit de mesurer l’empreinte carbone et/ou de réaliser une analyse de scénario climatique (Recommandations, étape 6),
  • et/ou elle est en train de réaliser un travail de base pour planifier et mettre en oeuvre la décarbonisation avec amélioration de la qualité ESG du portefeuille (Recommandations, étapes 4 et 7).

Au cours de la période considérée, la caisse de pension a pris une multitude de mesures qui l’ont fait progresser fortement sur la voie vers l’amélioration de la qualité ESG et la compatibilité climatique, ou bien, au cours de cette période, malgré ou à travers les nouveaux critères plus stricts, elle a atteint en une étape le niveau «Good Practice», ou elle a fait beaucoup de pas supplémentaires sur une voie compatible avec l’Accord de Paris.

Par exemple, elle satisfait à la plupart des points suivants :

  • elle a réalisé une ou plusieurs étapes décisives d’une décarbonisation du portefeuille avec amélioration de la qualité ESG (Recommandations, étape 4),
  • elle a réalisé une mesure de l’empreinte carbone et/ou d’une analyse de scénario climatique (Recommandations, étape 6),
  • elle a annoncé de manière contraignante de nouvelles mesures de décarbonisation (Recommandations, étapes 4 et 7),
  • elle applique des principes de durabilité qui incluent la dimension de la compatibilité climatique de manière explicite (Recommandations, étape 2),
  • elle est membre de plusieurs associations pour la durabilité (Recommandations, étape 3),
  • elle pratique l’«Investor’ s Engagement» (Recommandations, étape 5), et documente leur contenu et leurs résultats,
  • elle a entrepris un travail de base pour planifier la poursuite de la décarbonisation du portefeuille avec une augmentation de la qualité ESG (Recommandations, étapes 4 et 7)

Au cours de la période considérée, la caisse de pension, au-delà de sa pratique courante et durable, a pris une multitude de mesures qui l’ont fait progresser encore plus fortement sur la voie vers l’amélioration de la qualité ESG et la compatibilité climatique, ou bien, au cours de cette période, malgré ou à travers les nouveaux critères plus stricts, elle a atteint en une étape le niveau «Good Practice», ou elle a fait beaucoup de pas supplémentaires sur une voie compatible avec l’Accord de Paris.

Par exemple, elle satisfait à pratiquement tous les points suivants :

  • elle a déjà réalisé plusieurs étapes décisives d’une décarbonisation du portefeuille avec amélioration de la qualité ESG (Recommandations, étape 7), idéalement aussi en incluant les obligations d’État,
  • elle a réalisé une mesure de l’empreinte carbone et/ou d’une analyse de scénario climatique (Recommandations, étape 6),
    elle a annoncé de manière contraignante de nouvelles mesures de décarbonisation (Recommandations, étape 7),
  • elle applique des principes de durabilité qui incluent la dimension de la compatibilité climatique de manière explicite (Recommandations, étape 2),
  • elle est membre de plusieurs associations pour la durabilité (Recommandations, étape 3),
  • elle pratique l’«Investor’ s Engagement» (Recommandations, étape 5), et documente leur contenu et leurs résultats,
  • elle est en train de réaliser un travail de base pour planifier la poursuite de la décarbonisation du portefeuille avec une amélioration de la qualité ESG (Recommandations, étape 7).

L’institution de prévoyance est durable dans son ensemble, car elle pratique une intégration ESG poussée dans le processus d’investissement, par exemple en limitant largement l’univers d’investissement aux entreprises ayant une notation ESG élevée selon une approche «Best-in-Class» ou une approche «Best-in-Service» et/ou par des exclusions sectorielles ; ainsi, les entreprises ayant une forte intensité CO2eq et des émissions absolues élevées, causées par leurs propres rejets ainsi que par les émissions de la chaîne d’approvisionnement (en amont et en aval; Scopes 1, 2 et 3), sont également exclues.